| INTERVENTION DU MINISTRE CHINOIS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES YANG JIECHI À L'OCCASION DU PREMIER TOUR DE CONSULTATIONS POLITIQUES ENTRE LES MINISTRES CHINOIS ET AFRICAINS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES EN MARGE DE LA 62e SESSION |
| New York, 26 septembre 2007 |
Monsieur le Ministre Ahmed Abou EL Gheit, Conformément à l'entente réalisée par les dirigeants chinois et africains lors du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) et dans le but de renforcer la communication et la coopération entre les deux parties, la Chine et l'Afrique sont convenues d'instaurer un mécanisme de dialogue politique régulier entre les Ministres chinois et africains des Affaires étrangères dans le cadre du FCSA. Aujourd'hui, en tenant ici le premier tour de consultations politiques entre les Ministres chinois et africains des Affaires étrangères, nous inaugurons officiellement ce mécanisme. Je tiens, à cette occasion, à adresser mes chaleureux souhaits de bienvenue et mes sincères remerciements à tous mes collègues ici présents, et à vous dire tout mon plaisir de retrouver de vieux amis et de faire connaissance avec de nouveaux amis. Le Sommet de Beijing du FCSA qui a eu lieu l'année dernière a posé un jalon et ouvert un nouveau chapitre dans les annales des relations sino-africaines. Il a permis à la Chine et à l'Afrique d'instaurer un nouveau type de partenariat stratégique caractérisé par l'égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique ainsi que les échanges bénéfiques sur le plan culturel. Ayant le Sommet comme un nouveau point de départ, la Chine et l'Afrique ont porté haut levé le drapeau de « l'amitié, de la paix, de la coopération et du développement » et œuvré activement à la promotion de leur nouveau partenariat stratégique ainsi qu'à l'approfondissement sur tous les plans de leur coopération pragmatique. L'instauration et le développement du nouveau partenariat stratégique sino-africain sont un choix stratégique majeur fait par la Chine et l'Afrique en cette nouvelle période du 21e siècle. Le mécanisme de dialogue politique régulier entre les ministres chinois et africains des Affaires étrangères, en tant qu'une importante action pour assurer le suivi du Sommet, contribuera certainement à promouvoir et à approfondir ce partenariat. Chers Collègues, Mesdames et Messieurs, Pour promouvoir le nouveau partenariat stratégique sino-africain, la première priorité est de concrétiser les acquis du Sommet, en particulier, de traduire dans les faits les huit mesures annoncées par le gouvernement chinois pour renforcer la coopération pragmatique sino-africaine et soutenir le développement accéléré de l'Afrique. L'année 2007 est la première année pour la mise en œuvre des résultats du Sommet. Nous constatons avec plaisir que moins d'un an après le Sommet, grâce à la haute attention et aux efforts communs des deux parties, les différentes actions prévues ont été mises en œuvre et la coopération sino-africaine a franchi de nouveaux pas. -- Les relations politiques sino-africaines se sont resserrées davantage. Les échanges de visites de haut niveau ont été fréquents, les dialogues politiques et les consultations sous diverses formes se sont multipliés, les échanges au niveau des parlements, des partis politiques, des collectivités territoriales et des peuples se sont développés avec vigueur, d'où une connaissance et une confiance mutuelles sans cesse renforcées. La Chine a soutenu activement les efforts des pays africains tendant à s'unir pour leur puissance ainsi que leur processus d'intégration, et a intensifié ses échanges et sa coopération avec l'Union Africaine et les organisations sous-régionales de l'Afrique. Par ailleurs, le gouvernement chinois a nommé un représentant spécial pour les affaires africaines. -- La coopération pragmatique sino-africaine s'est approfondie. Toutes les huit mesures prévues ont été mises en œuvre sans exception. La Chine a accru ses aides au développement à l'Afrique. Les mesures pour l'annulation des dettes et la suppression des tarifs douaniers ont été conduites presque à leur fin. Les travaux du Centre de Conférences de l'Union Africaine ont commencé. Le Fonds de Développement sino-africain a été lancé sans à-coups. Les projets pour la construction d'hôpitaux, de centres-pilotes de technologies agricoles et d'écoles rurales, conduits avec beaucoup de soin, ont déjà obtenu des progrès importants. Les zones de coopération économique et commerciale prévues par la partie chinoise dans des pays concernés sont en construction. Cette année, la Chine a formé plus de 3 600 personnes, toutes catégories confondues, pour les pays africains. Par ailleurs, les deux parties ont réalisé une nouvelle percée dans leur coopération en ce qui concerne la finance, les sciences et technologies et l'aviation civile. Cette année, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique pendant la période de janvier à juillet a atteint 39,3 milliards de dollars US, soit une augmentation de 30% par rapport à la même période de l'année précédente. -- Le soutien mutuel entre la Chine et l'Afrique s'est raffermi. La Chine a soutenu activement les efforts de l'Afrique pour sauvegarder par elle-même la paix et la sécurité dans sa région, et a déployé des efforts inlassables pour promouvoir une solution globale et adéquate de la question du Darfour du Soudan. Elle a continué à participer activement aux opérations de maintien de la paix de l'ONU en Afrique et à accorder des assistances financières aux opérations de maintien de la paix menées sous l'autorité de l'Union Africaine. Actuellement, près de 1 300 militaires chinois sont présents dans sept missions de maintien de la paix en Afrique. Les nombreux pays africains sont fermement attachés au principe d'une seule Chine. Au cours de la réunion du Bureau de la présente Assemblée, la tentative des autorités de Taiwan d'« adhérer à l'ONU » a été de nouveau déjouée. Cela aurait été impossible sans l'appui vigoureux de nos amis africains. Je tiens à exprimer, au nom du gouvernement chinois, notre appréciation et nos remerciements aux pays africains amis pour le soutien qu'ils ont toujours accordé à la cause de la réunification de la Chine. En raison de la contrainte du temps, je vous prie de bien vouloir m'excuser de ne pas pouvoir présenter ici en détail les progrès dans la mise en œuvre des actions de suivi du Sommet. La partie chinoise soumettra un document écrit à toutes les délégations. Chers Collègues, Mesdames et Messieurs, À l'heure actuelle, la situation internationale est en profonde mutation et la globalisation économique gagne en profondeur. La recherche de la paix, du développement et de la coopération représente la tendance générale dans le monde d'aujourd'hui où les divers pays, dans leur ensemble, souhaitent ardemment travailler la main dans la main pour partager les opportunités, relever ensemble les défis et réaliser un développement commun. Comme nous l'avons constaté avec beaucoup de joie, depuis un an, la situation globalement pacifique et stable en Afrique continue à se consolider. Les pays africains renforcent leur solidarité pour œuvrer à leur puissance et voient leurs économies poursuivre une croissance énergique et leurs échanges et coopération internationaux devenir chaque jour plus dynamiques. La communauté internationale accorde une plus grande attention à l'Afrique, à son développement et s'y engage davantage. L'Afrique a devant elle de précieuses opportunités pour accélérer son développement. La Chine et l'Afrique sont de bons amis, d'excellents partenaires et des frères intimes. C'est une glorieuse mission historique commune qui nous incombe de bien soigner et développer les relations sino-africaines. Ensemble avec l'Afrique, la Chine entend continuer à œuvrer inlassablement dans les domaines suivants : Premièrement, approfondir l'amitié traditionnelle et renforcer la confiance réciproque sur le plan politique. S'en tenir toujours à l'amitié sincère et à l'égalité dans les relations mutuelles, multiplier les échanges de visites de haut niveau, engager le dialogue stratégique, renforcer la compréhension et la confiance mutuelles et dégager de nouvelles convergences de vues et de nouvelles forces motrices. Deuxièmement, élargir la coopération pragmatique et faire partager les acquis du développement par tous. Poursuivre toujours le principe d'avantages réciproques, de gagnant-gagnant et de développement commun, veiller à un développement à la fois quantitatif et qualitatif de la coopération, assurer un développement sain et régulier de la coopération sino-africaine pour le bien-être des peuples des deux parties. Troisièmement, intensifier les échanges intellectuels et élargir les bases de l'amitié. Organiser des échanges culturels multiformes et promouvoir l'enrichissement mutuel des deux grandes civilisations que sont la Chine et l'Afrique. Renforcer, à travers les échanges non officiels à tous les niveaux, la compréhension mutuelle et l'amitié entre les peuples. Quatrièmement, renforcer la solidarité et la concertation et resserrer la collaboration. Intensifier la communication et la concertation sur les questions internationales et régionales d'importance majeure et défendre ensemble les droits et intérêts légitimes des pays en développement. Amener la communauté internationale à accroître son soutien aux efforts déployés par l'Afrique pour rechercher la paix et accélérer son développement. Cinquièmement, renforcer l'édification institutionnelle et développer nos idées sur la coopération. Veiller à compléter, dans nos efforts pour concrétiser les acquis du Sommet de Beijing, les divers dispositifs du Forum sur la Coopération sino-africaine et à explorer de nouvelles pistes et formes de coopération dans le cadre du Forum. Chers Collègues, Mesdames et Messieurs, Le nouveau type de partenariat stratégique sino-africain fait partie du partenariat planétaire de développement, la coopération sino-africaine étant étroitement liée à la coopération internationale en matière de développement. Les faits ont déjà montré, comme ils continueront à le montrer, que la coopération sino-africaine est une coopération d'égal à égal, mutuellement avantageuse, ouverte et harmonieuse. Nous sommes persuadés que le développement du nouveau type de partenariat stratégique entre la Chine et l'Afrique et l'approfondissement de leur coopération pragmatique sur tous les plans contribueront à la construction d'un monde harmonieux et à la promotion d'un développement partagé. Pour terminer, je souhaite plein succès pour cette réunion de consultations. Je vous remercie.
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