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Intervention du Ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine Yang Jiechi à la Réunion de Haut niveau du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur l'Afrique
New York, 25 Septembre 2007

2007/09/25

 

(Traduction)

 

Monsieur le Président,

Je voudrais tout d'abord féliciter la France d'assumer durant ce mois la présidence tournante du Conseil de Sécurité, et je suis très heureux de voir le Président Nicolas Sarkozy présider en personne la séance d'aujourd'hui.

La construction d'un monde harmonieux marquée par une paix durable et une prospérité partagée ne peut se faire sans la stabilité et le développement de l'Afrique. Cette stabilité et ce développement répondent au souhait des peuples africains, en même temps qu'ils correspondent aux intérêts communs des différents pays. Il incombe donc à l'ONU, notamment à son Conseil de Sécurité, d'aider l'Afrique à préserver et à construire la paix pour s'engager dans la voie d'une stabilité et d'une tranquillité durables.

Monsieur le Président,

La paix en Afrique se trouve confrontée à des opportunités et à des défis, qui appellent une solution intégrée, aux niveaux national, régional et planétaire. La réconciliation, le développement et la coopération doivent constituer les trois piliers principaux de la paix sur ce continent.

La réconciliation est la clé permettant de réaliser la paix en Afrique. Au sein d'un pays, les différentes ethnies et fractions doivent, en plaçant les intérêts globaux de l'État au-dessus de tout, favoriser un processus politique inclusif, défendre les droits de l'homme, ramener la légalité et travailler ensemble à assurer le développement de l'État et le progrès de la nation, de sorte que tous puissent bénéficier des dividendes de la paix. Résoudre les divergences pacifiquement, à travers le dialogue et les consultations, c'est là la bonne voie à suivre pour régler les conflits entre États. Certes, on ne peut pas choisir ses voisins, mais on est capable de choisir les façons de vivre avec ; on ne peut pas éviter les divergences, mais on trouve toujours les moyens de les dissiper.

Le développement est la base où repose la paix en Afrique. Les conflits viennent souvent de pair avec la misère et finissent par former un cercle vicieux. Au fond, la paix en Afrique dépend de la réponse à la question de savoir si l'on peut y accélérer le développement socio-économique, atteindre dans le délai prévu les Objectifs du Millénaire pour le Développement et répartir les dividendes du développement dans l'intérêt de tous. Loin de générer des bouleversements, l'abondance exceptionnelle des ressources naturelles en Afrique doit logiquement servir de socle à la paix sur ce continent. Le développement doit être toujours considéré comme l'axe majeur, qu'il s'agisse de prévenir les conflits, de préserver ou de construire la paix. Nous appuyons la communauté internationale dans son aide à l'Afrique en matière de fonds, de techniques et de gouvernance, étant entendu qu'il faut respecter les réalités nationales et les modes de développement des pays africains, et s'abstenir d'imposer à ces derniers quoi que ce soit.

La coopération est l'approche à adopter pour instaurer la paix en Afrique. L'avenir de l'Afrique réside dans la solidarité des pays sur ce continent en vue de leur développement. L'Union Africaine, depuis sa création, a joué un rôle efficace sur les problèmes du Darfour et de la Somalie ainsi que sur d'autres dossiers. Voilà qui montre pleinement que les problèmes propres à l'Afrique peuvent être résolus par les Africains à l'africaine. Aider l'Afrique, c'est, pour la communauté internationale, non seulement un besoin réel, mais encore et surtout une obligation morale. Nous soutenons l'ONU et son Conseil de Sécurité dans leurs efforts pour apporter une plus importante assistance aux organisations régionales africaines dans les domaines du perfectionnement institutionnel, de l'échange d'informations, de la formation des ressources humaines, des opérations de maintien de la paix, etc. Il importe que le Conseil de Sécurité, en lançant des actions contraignantes, respecte notamment les avis de l'Afrique.

Monsieur le Président,

En novembre dernier, le Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine, tenu avec succès à Beijing, a décidé d'établir et de développer un partenariat stratégique sino-africain de type nouveau, ce qui a marqué un approfondissement plus poussé de l'amitié traditionnelle entre la Chine et l'Afrique et répondu tant aux exigences de la coopération sino-africaine elle-même qu'aux impératifs logiques de la promotion de la paix et du développement dans le monde. Attachée aux principes d'égalité et de confiance dans le respect mutuel, d'avantages réciproques et de développement commun, la Chine continuera à approfondir sans cesse sa coopération avec l'Afrique et à travailler de concert avec la communauté internationale pour contribuer à la réalisation de la paix et du développement en Afrique.

Je vous remercie, Monsieur le Président.

 

 

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